A propos

« Tout est important, tout est beau, tout est triste. Par où commencer si l’on choisit de dire la vie et d’en faire une œuvre d’art ? » Michèle Mailhot

Tant dans sa forme que dans l’utilisation des médiums, mon travail est éclectique. En général, je travaille par « série ». Je me dis qu’une des possibilités de rendre les choses intéressantes réside dans la diversité : les styles tout comme les techniques sont variés.

Ce peut être le monde animal [Les animaux/Animals], une critique sociétale [Comportement humain/Human Behavior], du dessin s’apparentant à la bande dessinée [Monsieur Doggy], des images insensées comme sorties d’un rêve ou d’un cauchemar [Short Stories], une douce mélancolie [Bleu ciel] ou encore, s’inspirant de mon vécu, des mondes fantasmagoriques s’inscrivant dans une frénésie éclatante [Viva La Vida].

C’est sur cette dernière série, [Viva La Vida], que je travaille actuellement.

Ces séries sont très différentes les unes des autres. Ce qui m’intéresse ce sont les variations d’énergie qu’elles impliquent pour moi. Je passe donc d’une chose à une autre comme on traverse des expériences. C’est souvent ce qui arrive dans l’Art, en général, et dans la vie, en particulier.

Médiums

Je travaille aussi bien avec l’huile, l’acrylique, l’encre, le feutre et le fusain sur divers supports (toiles sur châssis, cartons entoilés et papiers). J’aime à jouxter sur un même support différents médiums : l’un répondant à l’autre avec sa propre caractéristique pour former un tout. Mais en fonction de mes créations, il me faut parfois faire des choix… Alors cela dépend de la rapidité, des dégradés ou de la précision du sujet traité. C’est très variable.

Influences et sources de création :

Il n’y a pas uniquement des peintres qui « rôdent » autour de mon travail. Je pense ici aux Autrichiens Gustav  Klimt, Egon Schiele ou encore Friedensreich Hundertwasser. Plus proche de nous, il y a encore le néerlandais Chris Berens que j’admire pour ses visions oniriques et parfois effrayantes. Il y a aussi l’univers cru et sans concession du danois Michael Kvium. Il y en a bien d’autres encore…

Mais mes influences ne se cantonnent pas à des « célébrités ».

Un rideau flottant au vent dans une rue étroite, une personne seule au fond d’un bar, l’écho de ricanements intermittents de noctambules, un graff fait à la hâte sur un mur gris, l’ombre inquiétante d’un arbre un jour d’été, que sais-je encore…  peuvent à tout moment provoquer en moi une émotion. Ce sont-là mes véritables sources de création. Oui, une multitude de petits fragments de vie qui vient réveiller, malgré moi, des sensations, des troubles.

 

 

Patrick Gourgouillat, connu sous la signature de p.g. est né le 10 janvier 1965 à Saint-Etienne. En 1984, il suit une formation en sérigraphie aux Beaux-arts d’Avignon puis de 1998 à 2000 il intègre l’atelier de l’artiste Gabriele Sagasser à Berlin où il travaille le dessin et la perspective. Il a grandi dans le sud de la France. Il a vécu à Paris, Prague et Berlin. Il vit actuellement dans sa ville natale.

En septembre 2021, il reçoit le 3ème prix de l’American Art Awards (USA) dans la catégorie « Art naïf » pour son triptyque : « L’appel des désirs_avec l’apparition de Freddie Mercury et Catwoman [Viva La Vida] »