Démarche artistique :

« Tout est important, tout est beau, tout est triste. Par où commencer si l’on choisit de dire la vie et d’en faire une œuvre d’art ? » Michèle Mailhot

Sommes-nous sûrs du monde qui nous entoure ? Sont-ce des bonheurs illusoires qui viennent se refléter dans un miroir brisé par de dures réalités ? A travers mes « images », je souhaite interpeller le public,  avec humour et poésie, des dérives et des folies de la société dans laquelle nous participons. J’ai le désir de faire évoluer mon « écriture » à la manière d’un engagement, d’un droit de regard irrévérencieux mais empli d’humanité et de compassion dans son sens étymologique.

Tant dans sa forme que dans l’utilisation des médiums, mon travail est très éclectique. Ce peut être le monde animal, une critique sociétale, du dessin s’apparentant à la bande dessiné ou encore des images insensées comme sorties d’un rêve ou d’un cauchemar.

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Médiums

Je travaille aussi bien avec l’huile, l’acrylique, l’encre, le feutre et le fusain sur divers supports (toiles sur châssis, cartons entoilés et papiers). J’aime à jouxter sur un même supports différents médiums : l’un répondant à l’autre avec sa propre caractéristique pour former un tout. Mais en fonction de mes créations, il me faut parfois faire des choix… Alors cela dépend de la rapidité, des dégradés ou de la précision du sujet traité. C’est très variable, en fait.

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Influences et sources de création :

Il n’y a pas uniquement des peintres qui « rôdent » autour de mon travail. Je pense ici aux Autrichiens Gustav    Klimt, Egon Schiele ou encore Friedensreich Hundertwasser. Les univers cinématographiques de Frederico Fellini, de Jim Jarmusch ou de David Cronenberg impactent également mes créations.

Mes influences ne se cantonnent pas à des « célébrités ».

Un rideau flottant au vent dans une rue étroite, une personne seule au fond d’un bar, l’écho de ricanements intermittents de noctambules, un graff fait à la hâte sur un mur gris, l’ombre inquiétante d’un arbre un jour d’été, que sais-je encore…  peuvent à tout moment provoquer en moi une émotion. Ce sont-là mes véritables sources de création. Oui, une multitude de petits fragments de vie qui vient réveiller, malgré moi, des sensations, des troubles.

 

 

Une manière comme une autre : le questionnaire de Marcel Proust

 

Ma vertu préférée ?

S’adapter à toute forme de changement.

Le principal trait de mon caractère  ?

La volonté. C’est un atout mais aussi une faiblesse. Je pense là, à Don Quichotte…

La qualité que je préfère chez un homme ?

Sa curiosité.

La qualité que je préfère chez une femme ?

Sa curiosité.

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis ?

Leur fidélité, leur humour, leur présence.

Mon principal défaut ?

Je suis peu enclin au pardon. Je regrette parfois de ne pas avoir cette capacité-là.

Mon occupation préférée ?

Regarder vivre mes chats. J’apprends beaucoup sur moi en regardant ces petits félins. Je dois m’adapter à eux et non l’inverse. Oui, avec et à travers eux, je m’initie quotidiennement à la patience, à l’humilité et au goût du jeu !

Mon rêve de bonheur  ?

Vivre au bord de l’océan.

Quel serait mon plus grand malheur  ?

Je pense l’avoir déjà vécu. La perte d’un parent ou d’un enfant est un grand malheur.

Ce que je voudrais être ?

Une éléphante. Je dis bien ; une éléphante.

Le pays où je désirerais vivre ?

Un pays déraciné de toute croyance quelle qu’elle soit. Mais ce pays n’existe pas.

La couleur que je préfère  ?

Le bleu.

La fleur que j’aime  ?

La pivoine.

L’oiseau que je préfère  ?

Le moineau.

Mes auteurs favoris en prose  ?

Bohumil Hrabal, Franz Kafka, Milan Kundera. J’ignore pourquoi mais ils sont tous Tchèques !

Mes poètes préférés  ?

Jacques Prévert et Fernando Pessoa.

Mes héros favoris dans la fiction ?

Hamlet, James Bond et le Brave soldat Chvéïk.   

Mes héroïnes favorites dans la fiction ?

« Nina » dans « La mouette » d’Anton Tchekhov, « la mère » dans « La promesse de l’aube » et « Madame Rosa » dans « La vie devant soi » de Romain Gary. Et il y a également toutes les héroïnes des romans de Françoise Sagan.

Mes compositeurs préférés ?

Barber, Satie, Chostakovitch, Mozart et David Bowie, bien entendu !

Mes peintres favoris ?

Gustav Klimt, Egon Schiele et Friedensreich Hundertwasser. J’ignore pourquoi mais ils sont tous Autrichiens !

Ah, non ! Il y a aussi l’américain Edward Hopper. J’aime bien Andy Wahrol pour sa démocratique foutaise. Je suis également impressionné par les artistes comme Banksy ou JR.

Mes héros dans la vie réelle ?

La dame d’origine cambodgienne qui tient le café-tabac en bas de ma rue. Mes amis dont la plupart ont dû surmonter des épreuves que l’Histoire avec une grande Hache leur a imposées. 

Mes héroïnes dans l’histoire  ?

Marie Skłodowska-Curie, Beate Uhse et Joséphine Baker.

Ma nourriture et boisson préférée ?

Le chocolat noir, très noir et l’hibiscus en infusion. Plus d’alcool car j’en ai trop bu par le passé !

Ce que je déteste par-dessus tout ?

Les gens qui sont en retard.

Le personnage historique que je n’aime pas ?

Il n’y en a pas qu’un, hélas ! La liste est longue : Napoléon Premier, Staline, Adolf Hitler, Mao Zedong, Nicolae Ceaușescu, Pol Pot…

Les faits historiques que je méprise le plus ?

Je sais qu’il faut toujours avoir du recul sur l’Histoire. Je ne suis pas un révolutionnaire. Je suis plutôt un rebelle dans le sens où je passe plus de temps à contempler mon environnement pour me l’accaparer à ma manière. Ce qui fut « valable » hier ne l’est plus aujourd’hui. Ce sont toujours les réponses qui deviennent obsolètes.

Mes noms favoris ?

« Cocotte-minute » ; je trouve ce nom très dada. J’aime aussi le mot « vasistas ».

Le fait militaire que j’estime le plus ?

« Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet
La musique qui marche au pas
Cela ne me regarde pas
Je ne fais pourtant de tort à personne
En n’écoutant pas le clairon qui sonne »

« La mauvaise réputation » de Georges Brassens.

La réforme que j’estime le plus ?

Celle menée par Madame Simone Veil. La loi Veil.

Le don de la nature que je voudrais avoir ?

Pouvoir changer de couleur de peau.

Comment j’aimerais mourir ?

Comme je n’ai aucun souvenir du choc et de la souffrance de mon arrivée sur cette planète, j’aimerais mourir à petit feu comme on dit.  J’aimerais pleinement profiter de tous les stades de cette déchéance-là jusqu’au moment de choisir moi-même le clap de fin. J’aime l’idée de se préparer pour cet ultime rendez-vous.

Une mort brutale serait une mauvaise blague pour mon entourage et pour… moi !

État d’esprit actuel ?

Vivre dans le présent, uniquement.

Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence ?

Les fautes, je les trouve toujours sympathiques : elles permettent d’apprendre.

Je n’ai pas d’habilité particulière à savoir ce qui est bien ou mal.

Ma devise ?

Une devise c’est comme un champ clôturé. Je n’aime pas les clôtures.